Je comprends ta fascination pour les Matisse des Stein...
Ils ont acquis les tableaux d’Henri Matisse quand il devient Matisse c’est-à-dire la période qui va de 1905 à 1909.
Matisse sort du pointillisme (comment a-t-il pu y entrer ?) et devient tachiste, coloriste, peintre décorateur, enjôleur ou enjoliveur !
Sa peinture frappe un grand coup dans une forme d’endormissement que connaît la peinture après les Impressionismes et auquel Picasso lui-même n’échappe pas pendant ses si fameuses périodes rose et bleu.
Ce choc émotionnel de la peinture « fauve » est moins frappant dans La femme au chapeau de 1905 que dans le Nu bleu (souvenir de Biskra) de 1907.
Mais il est éclatant dans toutes les petites toiles de l’année 1906 présentées à la queue-leu-leu au Grand Palais : Fleurs, Marguerite lisant, La japonaise au bord de l’eau, Femme nue allongée, Nu dans la forêt, Nu dans un paysage, Marine La Moulade, Bord de mer, paysage de genêts, paysage de Collioure, Esquisse pour le bonheur de vivre, Nu assis, Marguerite…
Matisse extrait du passé proche tous les extrêmes et les synthétise dans une forme sublimée. Comme dit Picasso à propos du Nu bleu : « est-ce une femme ou de la décoration ? »
Mais la formule est insuffisante pour comprendre toutes les innovations que Matisse introduit dans la peinture que ce soit dans l’utilisation de la couleur vive et sans rapport avec la figuration colorée héritée de l’impressionnisme, dans l’utilisation des aplats à la Gauguin mais avec un niveau d’abstraction jamais atteint jusqu’alors ou dans les formes qui échappent à tous les codes picturaux du passé.
C’est une période d’expérimentation pour Matisse et il explore tout un champ nouveau de la peinture qu’il fait exploser comme de la dynamite pour reprendre une expression de Derain.
D’une certaine façon l’impression n’est pas seulement liée à la lumière mais à la forme elle-même ce qui explique la formule de Picasso.
Le peintre pousse la couleur à fond dans Paysage d’automne, la forêt de Fontainebleau, Bronze aux œillets ou Paysage de Collioure (1907). Il inverse, renverse, traverse, les couleurs, le tracé, l’espace.
Et à un siècle de distance, je l’aiderais bien un peu à renverser les titres, à inverser les mots, à traverser le temps comme pour « Nature bleue à la cruche morte » ( Nature morte à la cruche bleue, 1907).
Nous sommes déjà en ce début de siècle dans l’âge surréaliste. Matisse touche à tout ce qui va être démultiplié ensuite. Sauvage, « Fauve », sans équivoque il veut aller plus loin.
N’est-ce pas dans cette peinture fauve que Paul Eluard trouvera sa poésie : « la terre est bleue comme une orange »…
Mauresk
Grand Palais, Matisse, Cézanne, Picasso dans la collection Stein.
mercredi 26 octobre 2011
mardi 25 octobre 2011
"la somme des hypothèses" dit Léa
« La somme des hypothèses » dit Léa.
De loin, une tache claire illuminée par le soleil. Derrière, l’arc de triomphe du Carrousel, le Pavillon de Flore, à gauche la Pyramide du Louvre. Du jardin des Tuileries, on dirait le Soleil qui se serait posé par terre.
Un rappel du roi du même nom ? Ou un flocon de neige, une rose des vents ou des sables, un grain de poussière…Géant, le virus du Sida.
Et pourtant, tout ça n’est fait qu’avec des planches brisées, une sorte de récup : faire du beau avec du laid, rechercher toujours l’inverse.
Toute œuvre, tout art n’est-il synthèse, du passé, du présent, du mobile et de l’immobile, du chaud, du froid, de l’Idée ou des idées. Être conceptuel sans l’être, suggérer, réminiscence pour tous, le collectif et pour chacun, l’individu.
Pour mettre au point la Somme des Hypothèses, Vincent Mauger est confronté au calcul mathématique, à la physique des matériaux, la résistance au vent, la masse, le poids, l’attraction terrestre…et dans le domaine philosophique l’attraction universelle, l’Un, mais aussi le souci de l’autre.
Implosion ou explosion, une boule éclatée, déchiquetée, les rayons partent de tous côtés, décorent le ciel, s’enfoncent dans la terre. Au centre, ils forment nœud, tiennent ensemble, liés ou plutôt vissés dans des équerres d’acier.
Car, une sculpture, il faut que ça tienne. L’association de l’ingénieur et du plasticien vise à concilier les contraires : l’attention et l’intention, la solidité et la légèreté, le calcul et le hasard, le Yin et le Yang …
Léa est là. La médiatrice de la Fiac répond à nos questions. Pourquoi la Somme des Hypothèses ? Elle nous dit tout ça. Que Vincent Mauger part d’une idée qui lui est propre, qui surgit de son inconscient, une madeleine, un ruban violet, une odeur, un souffle.
Qu’il a besoin d’aide, des autres pour accomplir sa tache, leurs compétences, leur appétence. Mais son travail n’est pas un concept. Vincent Mauger n’a pas d’ambition intellectuelle. Il est d’abord un plasticien. Il combine des matériaux, utilise des techniques. Il se fait charpentier, ébéniste, utilise des matériaux à recycler. Ici des planches brisées.
En revanche, ce qu’il crée doit toucher tout le monde. Chacun doit pouvoir y voir ce qu’il veut, l’interpréter à sa façon. Aussi, peu importe : est-ce un soleil, un flocon de neige, une rose des sables ou des vents, le virus du Sida…
Je fais une hypothèse : et si c’était Léa ? Mauresk
La somme des hypothèses, sculpture de Vincent Mauger, FIAC 2011, Jardin des Tuileries.
De loin, une tache claire illuminée par le soleil. Derrière, l’arc de triomphe du Carrousel, le Pavillon de Flore, à gauche la Pyramide du Louvre. Du jardin des Tuileries, on dirait le Soleil qui se serait posé par terre.
Un rappel du roi du même nom ? Ou un flocon de neige, une rose des vents ou des sables, un grain de poussière…Géant, le virus du Sida.
Et pourtant, tout ça n’est fait qu’avec des planches brisées, une sorte de récup : faire du beau avec du laid, rechercher toujours l’inverse.
Toute œuvre, tout art n’est-il synthèse, du passé, du présent, du mobile et de l’immobile, du chaud, du froid, de l’Idée ou des idées. Être conceptuel sans l’être, suggérer, réminiscence pour tous, le collectif et pour chacun, l’individu.
Pour mettre au point la Somme des Hypothèses, Vincent Mauger est confronté au calcul mathématique, à la physique des matériaux, la résistance au vent, la masse, le poids, l’attraction terrestre…et dans le domaine philosophique l’attraction universelle, l’Un, mais aussi le souci de l’autre.
Implosion ou explosion, une boule éclatée, déchiquetée, les rayons partent de tous côtés, décorent le ciel, s’enfoncent dans la terre. Au centre, ils forment nœud, tiennent ensemble, liés ou plutôt vissés dans des équerres d’acier.
Car, une sculpture, il faut que ça tienne. L’association de l’ingénieur et du plasticien vise à concilier les contraires : l’attention et l’intention, la solidité et la légèreté, le calcul et le hasard, le Yin et le Yang …
Léa est là. La médiatrice de la Fiac répond à nos questions. Pourquoi la Somme des Hypothèses ? Elle nous dit tout ça. Que Vincent Mauger part d’une idée qui lui est propre, qui surgit de son inconscient, une madeleine, un ruban violet, une odeur, un souffle.
Qu’il a besoin d’aide, des autres pour accomplir sa tache, leurs compétences, leur appétence. Mais son travail n’est pas un concept. Vincent Mauger n’a pas d’ambition intellectuelle. Il est d’abord un plasticien. Il combine des matériaux, utilise des techniques. Il se fait charpentier, ébéniste, utilise des matériaux à recycler. Ici des planches brisées.
En revanche, ce qu’il crée doit toucher tout le monde. Chacun doit pouvoir y voir ce qu’il veut, l’interpréter à sa façon. Aussi, peu importe : est-ce un soleil, un flocon de neige, une rose des sables ou des vents, le virus du Sida…
Je fais une hypothèse : et si c’était Léa ? Mauresk
La somme des hypothèses, sculpture de Vincent Mauger, FIAC 2011, Jardin des Tuileries.
dimanche 9 octobre 2011
Tas beau en tableau
Tas beau en tableau.
Ils descendent les escaliers, rampent, escaladent, roulent, dévalent tout en tas. Ils forment une toile composée d’étoffes multicolores avec des taches claires quelquefois brillantes, le tout mouvant à ras de sol à ras de soi.
C’est un objet nouveau, solide mais aussi vivant. Il respire parfois éructe, éternue, rit, soupire ou gémit. Un ensemble qui se déplace en homothétie comme une chenille ou un animal inconnu dont les têtes multiples, les bras, les jambes, les mains, les pieds sont solidaires et indépendants en même temps.
« Une Chimère ! », diraient certains. Un Phénix, la Bête à Sept Têtes de l’Apocalypse de Jean, l’annonciatrice de quelques maléfices diraient d’autres. Une dénonciation, un acte politique, une foule qui fait le dos rond face à l’absurde de notre pauvre existence…
Une Révolution de l’homme sur lui-même sûrement. Car le Tas est un oxymoron. Il est le résultat de l’exact opposé de ce qu’il représente, c’est-à-dire un Tas. Pour parvenir au Tas, il faut se penser, s’écouter, se parler, se repérer. Il faut Être. Avec l’autre : le sentir, le rencontrer, le toucher.
Porter être porté, peser soupeser, faire corps et savoir se détacher, suivre tout en entraînant, tourner et toujours présenter la face qu’il convient pour que le puzzle puisse se reconstituer. Le Tas peut alors s’élaborer, se construire et telle une roue circuler dans l’Espace et dans le Temps.
« J’ai l’impression qu’un train me roule dessus » me dit un danseur qui était au fond du Tas. Le Tas chuinte, siffle, stridule. « Vous étiez beaux ! » dit un spectateur. Un beau Tas ? Inexorable la locomotive passe et fait retentir son cri strident.
C’est ça le Tas et ça déboule d’un seul coup sans crier gare au coin du trottoir. Nous sommes au « Chat qui Rail », rue Riquet derrière la Gare du Nord : à quand un Tas envahit-il la salle des pas perdus ? Les quais ? La voierie ?
Je vois déjà le Tas glisser Canal St-Martin, envahir la Villette, dire coucou au chef de gare.
Mauresk.
« Le Tas », Collectif Comipok. http://www.facebook.com/event.php?eid=226955834029774
Ils descendent les escaliers, rampent, escaladent, roulent, dévalent tout en tas. Ils forment une toile composée d’étoffes multicolores avec des taches claires quelquefois brillantes, le tout mouvant à ras de sol à ras de soi.
C’est un objet nouveau, solide mais aussi vivant. Il respire parfois éructe, éternue, rit, soupire ou gémit. Un ensemble qui se déplace en homothétie comme une chenille ou un animal inconnu dont les têtes multiples, les bras, les jambes, les mains, les pieds sont solidaires et indépendants en même temps.
« Une Chimère ! », diraient certains. Un Phénix, la Bête à Sept Têtes de l’Apocalypse de Jean, l’annonciatrice de quelques maléfices diraient d’autres. Une dénonciation, un acte politique, une foule qui fait le dos rond face à l’absurde de notre pauvre existence…
Une Révolution de l’homme sur lui-même sûrement. Car le Tas est un oxymoron. Il est le résultat de l’exact opposé de ce qu’il représente, c’est-à-dire un Tas. Pour parvenir au Tas, il faut se penser, s’écouter, se parler, se repérer. Il faut Être. Avec l’autre : le sentir, le rencontrer, le toucher.
Porter être porté, peser soupeser, faire corps et savoir se détacher, suivre tout en entraînant, tourner et toujours présenter la face qu’il convient pour que le puzzle puisse se reconstituer. Le Tas peut alors s’élaborer, se construire et telle une roue circuler dans l’Espace et dans le Temps.
« J’ai l’impression qu’un train me roule dessus » me dit un danseur qui était au fond du Tas. Le Tas chuinte, siffle, stridule. « Vous étiez beaux ! » dit un spectateur. Un beau Tas ? Inexorable la locomotive passe et fait retentir son cri strident.
C’est ça le Tas et ça déboule d’un seul coup sans crier gare au coin du trottoir. Nous sommes au « Chat qui Rail », rue Riquet derrière la Gare du Nord : à quand un Tas envahit-il la salle des pas perdus ? Les quais ? La voierie ?
Je vois déjà le Tas glisser Canal St-Martin, envahir la Villette, dire coucou au chef de gare.
Mauresk.
« Le Tas », Collectif Comipok. http://www.facebook.com/event.php?eid=226955834029774
samedi 1 octobre 2011
Premiers émois
Premiers émois
Premiers émois, Lili Sanchez esquisse, sur toile, peinture lisse et, d’après moi s’essaie derrière la figuration à la fiction.
Un autre temps s’insinue là dans ces baisers, ces désirs assouvis-inassouvis. Accolades, caresses, tendresse mais aussi expressionisme des sentiments.
L’air vibre : tensions.
Fourrer sa langue et sûrement pas loin le sexe. Le visible ne cache-t-il pas l’invisible ou l’invisible ne serait-il pas trop visible ?
La vertu ne cache-t-elle pas le vice ?
Lili fantasmes. C’est toujours avec le sentiment que l’on peint nous dit Chardin, avec la passion nous dit Lili.
Et chacun retient son souffle.
C’est la couleur qui prédomine ici. Avec un changement de palette total. Ses « Gorges » étaient en mai couleur froide, parfois criaient. Aujourd’hui la chaleur domine.
Lili nous prend la main.
Roses, jaunes, orangés, c’est temps d’été. La peau transpire comme l’amour ardent. Et si la torpeur scande la journée, les visages semblent torturés.
Soleil-lampes halogènes.
Peinture de transition, de césure, un essai, une piste nouvelle, un univers de formes teinté d’interrogations.
Dans « Ses Rencontres », Lili Sanchez se cherche.
Mauresk .
Lili Sanchez , journées Portes ouvertes L’attache, Impasse des Capucins, 69001 Lyon, 30 septembre , 1er et 2 octobre.
Lili S. "Ses Rencontres" Espace Paul Ricard, immeuble le César, 20 place Louis Pradel, 69001 Lyon. 8 au 18 novembre.
Premiers émois, Lili Sanchez esquisse, sur toile, peinture lisse et, d’après moi s’essaie derrière la figuration à la fiction.
Un autre temps s’insinue là dans ces baisers, ces désirs assouvis-inassouvis. Accolades, caresses, tendresse mais aussi expressionisme des sentiments.
L’air vibre : tensions.
Fourrer sa langue et sûrement pas loin le sexe. Le visible ne cache-t-il pas l’invisible ou l’invisible ne serait-il pas trop visible ?
La vertu ne cache-t-elle pas le vice ?
Lili fantasmes. C’est toujours avec le sentiment que l’on peint nous dit Chardin, avec la passion nous dit Lili.
Et chacun retient son souffle.
C’est la couleur qui prédomine ici. Avec un changement de palette total. Ses « Gorges » étaient en mai couleur froide, parfois criaient. Aujourd’hui la chaleur domine.
Lili nous prend la main.
Roses, jaunes, orangés, c’est temps d’été. La peau transpire comme l’amour ardent. Et si la torpeur scande la journée, les visages semblent torturés.
Soleil-lampes halogènes.
Peinture de transition, de césure, un essai, une piste nouvelle, un univers de formes teinté d’interrogations.
Dans « Ses Rencontres », Lili Sanchez se cherche.
Mauresk .
Lili Sanchez , journées Portes ouvertes L’attache, Impasse des Capucins, 69001 Lyon, 30 septembre , 1er et 2 octobre.
Lili S. "Ses Rencontres" Espace Paul Ricard, immeuble le César, 20 place Louis Pradel, 69001 Lyon. 8 au 18 novembre.
Premiers émois
Premiers émois
Premiers émois, Lili Sanchez esquisse, sur toile, peinture lisse et, d’après moi s’essaie derrière la figuration à la fiction.
Un autre temps s’insinue là dans ces baisers, ces désirs assouvis-inassouvis. Accolades, caresses, tendresse mais aussi expressionisme des sentiments.
L’air vibre : tensions.
Fourrer sa langue et sûrement pas loin le sexe. Le visible ne cache-t-il pas l’invisible ou l’invisible ne serait-il pas trop visible ?
La vertu ne cache-t-elle pas le vice ?
Lili fantasmes. C’est toujours avec le sentiment que l’on peint nous dit Chardin, avec la passion nous dit Lili.
Et chacun retient son souffle.
C’est la couleur qui prédomine ici. Avec un changement de palette total. Ses « Gorges » étaient en mai couleur froide, parfois criaient. Aujourd’hui la chaleur domine.
Lili nous prend la main.
Roses, jaunes, orangés, c’est temps d’été. La peau transpire comme l’amour ardent. Et si la torpeur scande la journée, les visages semblent torturés.
Le soleil est fait de lampes halogènes ?
Peinture de transition, de césure, un essai, une piste nouvelle, un univers de formes teinté d’interrogations.
Dans « Ses Rencontres », Lili Sanchez se cherche.
Mauresk
Lili Sanchez , journées Portes ouvertes L’attache, Impasse des Capucins, 69001 Lyon, 30 septembre , 1er et 2 octobre.
Lili S. Espace Paul Ricard, immeuble le César, 20 place Louis Pradel, 69001 Lyon. 8 au 18 novembre.
Premiers émois, Lili Sanchez esquisse, sur toile, peinture lisse et, d’après moi s’essaie derrière la figuration à la fiction.
Un autre temps s’insinue là dans ces baisers, ces désirs assouvis-inassouvis. Accolades, caresses, tendresse mais aussi expressionisme des sentiments.
L’air vibre : tensions.
Fourrer sa langue et sûrement pas loin le sexe. Le visible ne cache-t-il pas l’invisible ou l’invisible ne serait-il pas trop visible ?
La vertu ne cache-t-elle pas le vice ?
Lili fantasmes. C’est toujours avec le sentiment que l’on peint nous dit Chardin, avec la passion nous dit Lili.
Et chacun retient son souffle.
C’est la couleur qui prédomine ici. Avec un changement de palette total. Ses « Gorges » étaient en mai couleur froide, parfois criaient. Aujourd’hui la chaleur domine.
Lili nous prend la main.
Roses, jaunes, orangés, c’est temps d’été. La peau transpire comme l’amour ardent. Et si la torpeur scande la journée, les visages semblent torturés.
Le soleil est fait de lampes halogènes ?
Peinture de transition, de césure, un essai, une piste nouvelle, un univers de formes teinté d’interrogations.
Dans « Ses Rencontres », Lili Sanchez se cherche.
Mauresk
Lili Sanchez , journées Portes ouvertes L’attache, Impasse des Capucins, 69001 Lyon, 30 septembre , 1er et 2 octobre.
Lili S. Espace Paul Ricard, immeuble le César, 20 place Louis Pradel, 69001 Lyon. 8 au 18 novembre.
jeudi 22 septembre 2011
L'affaire Naffissatou Diallo.
L’Affaire Nafissatou Diallo.
Tout le monde connaît l’Affaire. Donc je ne vais pas la rappeler une énième fois. Seulement les protagonistes : le juge Vance en mal de réélection, le petit Français un peu monstrueux en mal d’élection et l’élue de tous Nafissatou Diallo : pour les intimes ND ou DN. (Je préfère quant à moi ND mais pour des raisons uniquement graphiques).
La Suite tout le monde connaît ! Oui enfin… voudrait connaître…les griffures c’est ce que j’ai retenu mais de qui proviennent-elles du Lion ou de la Panthère ? Y’a des traces en tous les cas tout le monde en parle : les bas déchirés c’est le Lion donc ! Sauf si c’est les bâts !? Comme l’âne (et on sait que c’en est un l’était) peut-être en portait mais il est vrai que des griffures sur un bât c’est moyennement impressionnant…Sauf que si la police scientifique s’en est mêlé, elle a pu monter l’affaire en épingle (à cheveux bien sûr) et en faire un patacaisse au juge : le fameux !
Elle (ND) : plantureuse, aguicheuse (les collants… DIM, je me suis renseigné), allumeuse (elle fume pendant qu’elle fait le ménage (ça m’étonnerait aux States elle se serait fait j’ter depuis longtemps de son palace trois étoiles). Mais par contre elle sait faire le ménage (si vous voyez ce que je veux dire !)
Donc reprenons : Nafissatou fait le ménage en sifflotant. Notre Petit Français qui entend ça (ou Çà) s’écrie : « Où ça ? (ou Çà ? )» et sans enfiler son futal traverse la salle-de-bain à toute vitesse. Manque de bol, il glisse sur la moquette (pardon sur le carrelage numide non humide en raison de la vapeur dégagée par la chaleur (non pas de ND) (il adore les bains chauds même bouillants).
C’est donc pour se rattraper qu’il s’accroche en arrivant dans la chambre à la femme de chambre qui justement est en train de border le lit. Les bas craquent. « Merde » qu’il dit ! « What you say » ? answers the maid. “Rien, nothing, bitteschön” répond l’âne qui justement joint la Geste à la parole.
Un ballet s’en suit qui relève plus de la danse contact que du strip tease de Broadway. Tout se passe cul-par-dessus chaise (ou chemise) mais justement l’homme n’en avait pas. Après c’est la course-poursuite : le téléphone sonne « c’est l’autre conne ! » qu’il dit. Et il jette le portable dans la bataille. La maid s’enfuit effarouchée : elle se remet vit€ de ses émotions et s’applique un fix-mèches qui fait fureur. Toute habillée de noire, elle prend la pose d’une veuve.
Lui ne sait plus où donner de la tête. Comme toujours dans ces cas-là, le sang lui est monté à la tête. Il étouffe renonce à nouer la cravate et rouge jusqu’aux oreilles aborde les caméras de vidéosurveillance. Elles, impassibles, surveillent la scène comme l’auraient fait une troupe du KGB au bon temps du Petit Père des Peuples.
Il court, il court le furet…car il n’a pas assez d’€ et la maid en veut tant et plus ; au change y’a pas à tortiller le $ vaut pas un clou. Après ça vous me direz qu’il n’a pas les circonstances atténuantes ? Mais, elle ? N’a-t-elle pas les circonstances exténuantes ?
Notre petit Juge quant à lui a tout compris. C’est un traquenard : on veut lui faire la peau. Il prend le La Vance. On ne sait jamais comment tourne l’Opinion. Les journalistes sont aux aguets. Les télés bien pires que la Gestapo lui pressent le citron. Il joue sa tête : Affreux américains contre Afro americans.
Et puis le Vance tourne pendant l’été. Il montait du Sud, chaud, tropical, humide. Il descend maintenant du Nord : froid, sec, boréal. Plus personne ne veut de ce Pas Franc des Couilles. French Lover, mon C. Gros plein de soupe retourne au bercail. Va tremper ta Q. au bord de la Seine ! Éclate notre Vance harassé. Mauresk.
Tout le monde connaît l’Affaire. Donc je ne vais pas la rappeler une énième fois. Seulement les protagonistes : le juge Vance en mal de réélection, le petit Français un peu monstrueux en mal d’élection et l’élue de tous Nafissatou Diallo : pour les intimes ND ou DN. (Je préfère quant à moi ND mais pour des raisons uniquement graphiques).
La Suite tout le monde connaît ! Oui enfin… voudrait connaître…les griffures c’est ce que j’ai retenu mais de qui proviennent-elles du Lion ou de la Panthère ? Y’a des traces en tous les cas tout le monde en parle : les bas déchirés c’est le Lion donc ! Sauf si c’est les bâts !? Comme l’âne (et on sait que c’en est un l’était) peut-être en portait mais il est vrai que des griffures sur un bât c’est moyennement impressionnant…Sauf que si la police scientifique s’en est mêlé, elle a pu monter l’affaire en épingle (à cheveux bien sûr) et en faire un patacaisse au juge : le fameux !
Elle (ND) : plantureuse, aguicheuse (les collants… DIM, je me suis renseigné), allumeuse (elle fume pendant qu’elle fait le ménage (ça m’étonnerait aux States elle se serait fait j’ter depuis longtemps de son palace trois étoiles). Mais par contre elle sait faire le ménage (si vous voyez ce que je veux dire !)
Donc reprenons : Nafissatou fait le ménage en sifflotant. Notre Petit Français qui entend ça (ou Çà) s’écrie : « Où ça ? (ou Çà ? )» et sans enfiler son futal traverse la salle-de-bain à toute vitesse. Manque de bol, il glisse sur la moquette (pardon sur le carrelage numide non humide en raison de la vapeur dégagée par la chaleur (non pas de ND) (il adore les bains chauds même bouillants).
C’est donc pour se rattraper qu’il s’accroche en arrivant dans la chambre à la femme de chambre qui justement est en train de border le lit. Les bas craquent. « Merde » qu’il dit ! « What you say » ? answers the maid. “Rien, nothing, bitteschön” répond l’âne qui justement joint la Geste à la parole.
Un ballet s’en suit qui relève plus de la danse contact que du strip tease de Broadway. Tout se passe cul-par-dessus chaise (ou chemise) mais justement l’homme n’en avait pas. Après c’est la course-poursuite : le téléphone sonne « c’est l’autre conne ! » qu’il dit. Et il jette le portable dans la bataille. La maid s’enfuit effarouchée : elle se remet vit€ de ses émotions et s’applique un fix-mèches qui fait fureur. Toute habillée de noire, elle prend la pose d’une veuve.
Lui ne sait plus où donner de la tête. Comme toujours dans ces cas-là, le sang lui est monté à la tête. Il étouffe renonce à nouer la cravate et rouge jusqu’aux oreilles aborde les caméras de vidéosurveillance. Elles, impassibles, surveillent la scène comme l’auraient fait une troupe du KGB au bon temps du Petit Père des Peuples.
Il court, il court le furet…car il n’a pas assez d’€ et la maid en veut tant et plus ; au change y’a pas à tortiller le $ vaut pas un clou. Après ça vous me direz qu’il n’a pas les circonstances atténuantes ? Mais, elle ? N’a-t-elle pas les circonstances exténuantes ?
Notre petit Juge quant à lui a tout compris. C’est un traquenard : on veut lui faire la peau. Il prend le La Vance. On ne sait jamais comment tourne l’Opinion. Les journalistes sont aux aguets. Les télés bien pires que la Gestapo lui pressent le citron. Il joue sa tête : Affreux américains contre Afro americans.
Et puis le Vance tourne pendant l’été. Il montait du Sud, chaud, tropical, humide. Il descend maintenant du Nord : froid, sec, boréal. Plus personne ne veut de ce Pas Franc des Couilles. French Lover, mon C. Gros plein de soupe retourne au bercail. Va tremper ta Q. au bord de la Seine ! Éclate notre Vance harassé. Mauresk.
mardi 20 septembre 2011
ART JUNGLE
Art Jungle
Les mots jonglent pour définir ce qui fait Art. Et quand on lui ajoute un adjectif comme abstrait pour désigner l’art d’aujourd’hui, on ne se simplifie pas la vie !
Définir l’art négativement est plus facile. Ce qui ne fait pas art, tout ce qui constitue notre quotidien. Certains s’évertuent à préciser que l’art décoratif, l’architecture, toutes les formes figuratives ou représentatives ne font pas art… Qu’il n’y a rien à attendre de ces disciplines.
Et selon les auteurs la négation peut prendre une ampleur insoupçonnée, si bien qu’on ne sait pas très bien ce qui reste à l’artiste pour être.
Car si l’art est bien matière et matériel, il a toujours un aspect immatériel. Et à partir de là tout se corse. Les entrées dans le dictionnaire peuvent s e multiplier mais les sorties aussi. Il n’est qu’à voir les anathèmes jetés à la figure de nos artistes passés pour comprendre dans quels sables mouvants nous voilà.
D’un Breton qui dans son manifeste pourfend un Matisse ou un Derain pour porter aux nues (jeu de mots, ce sont justement leurs nus qui ne lui plaisent pas) un Picasso. J’essaie en vain de trouver un chemin pour vous aider à découvrir l’art et l’art moderne mais moi-même je m’y perds.
Je trouve ce matin un article élogieux sur le dernier spectacle de Marthaler (+ ou – zéro) et je m’y précipite pour m’aider à définir ce qui dans le domaine théâtral peut relever du moderne de l’Art.
Qu’y ai je goûté ? Quelque-chose de mystérieux car n’ayant pas accès aux traductions situées trop au centre ou trop haut pour moi qui était assis au premier rang à droite, je n’avais plus qu’à me fier à mon oreille, au jeu des acteurs, à ce qui pouvait m’interpeler.
Dois-je vous le dire c’est l’incompréhension même dans laquelle j’étais plongé qui, je crois, aujourd’hui fait Art. Le spectacle mélange les langues ; j’en saisis quelques bribes mais le sens global m’échappe mais comme dans Pirandello chaque acteur a sa vie propre comme les fous pas si fous que ça chacun vaque fait ce qu’il a faire peut-être pas pour le tout mais pour lui. Est-ce que ça suffit ?
Je ne crois pas pour moi et une immense frustration m’étreint moi qui voudrais tant étreindre que les autres partent en courant. Alors faute d’étouffer l’autre on s’étouffe soi-même. Ce qui se traduit outre le passage à l’acte à toutes les formes de contritions d’angoisses dont les manifestations font le genre humain lui-même. Vous savez ces fameux Caractères de La Bruyère, ces personnages romanesques de Balzac à Proust, ces Fleurs du Mâle…
Nous sommes heurtés bloqués arrêtés par les timides les complexés les boulimiques les anorexiques les irascibles les batailleurs les effacés les pousse toi que j’m’y mette les extravertis et les intro et comme on y peut rien il n’y a plus qu’à les enrober dans un langage nouveau un métalangage un langage poétique ou théâtral où tout le monde y retrouve ses petits.
C’est ça l’art moderne un non langage dans lequel chacun plonge avec délice pour se faire une nouvelle peau se travestir se mettre de la poudre faire tout ce qu’il ne faut pas faire rouler dans les flaques d’eau pour faire jaillir l’eau et rire un bon coup rencontrer des espaces des corps nouveaux ne plus avoir peur de soi et de l’autre et que ce soit par la musique la peinture la danse la littérature écrire un nouveau texte avec cet esprit libre cette capacité à dire moi je suis et toi aussi alors Pourquoi se regarder en chiens de faïence pour quoi ce non sens de la séparation créer des ponts plutôt que des murs mettre tout dans le pot commun une fois que tout le monde a compris la règle du jeu.
Mais peut-elle l’être puis-je rouler mon corps sur le corps de l’autre sans qu’il en prenne ombrage, peindre d’un trait l’univers qui m’entoure souffler dans ma trompette comme à Jéricho pour voir s’effondrer les murailles écrire l’aube et le crépuscule bouleverser les codes pour me découvrir et te dévêtir.
Est-ce cela l’art moderne que nos esthètes recherchent depuis un siècle comme le secret de la fabrication de l’or qu’ils en sont prêts à s’immoler se prostituer tuer père et mère qu’ils partent à l’aventure au Groenland qu’ils adoptent toutes les postures inventent tous les alphabets les réinventent aussi trouvent un nouveau style tous les quatre matins un solfège inédit toujours en quête de la flûte enchantée du crabe aux pinces d’or de la lampe merveilleuse d’une Joconde dont on ne sait plus le sexe.
Ils ont intégré Freud jeter Jung aux chiens sauter sur Lacan Jacques comme un autre gourou ils sont partis derrière Livingstone en Afrique creuser des trous dans la mer Egée circuler trois fois autour du cercle polaire remonter le Humboldt tout Çà pour ça un tigre qui saute dans le vide un léopard aux pattes fragiles qui derrière les grilles de sa prison de Vincennes reste fébrile comme si une femelle l’attendait dehors.
Et puis se poser rêver attendre croire fermer la boîte de Pandore espoir au fond du pot et balancer sa peinture sur la toile blanche prendre un marteau et des clous se laisser aller dire oui plutôt que non parce qu’on ne sait pas le dire ce non que le nom n’a pas de sens seul toi moi les deux maux qui jamais ne s’accordent mais sont liés à jamais.
Il n’y a qu’un archet pour tirer de la sorte une harmonie une petite musique un langoureux paso doble un tango serré et sentir ta chaleur envahir mon corps et entre tes jambes mourir encore une fois. Est cela l’art dites le moi. Mauresk.
Les mots jonglent pour définir ce qui fait Art. Et quand on lui ajoute un adjectif comme abstrait pour désigner l’art d’aujourd’hui, on ne se simplifie pas la vie !
Définir l’art négativement est plus facile. Ce qui ne fait pas art, tout ce qui constitue notre quotidien. Certains s’évertuent à préciser que l’art décoratif, l’architecture, toutes les formes figuratives ou représentatives ne font pas art… Qu’il n’y a rien à attendre de ces disciplines.
Et selon les auteurs la négation peut prendre une ampleur insoupçonnée, si bien qu’on ne sait pas très bien ce qui reste à l’artiste pour être.
Car si l’art est bien matière et matériel, il a toujours un aspect immatériel. Et à partir de là tout se corse. Les entrées dans le dictionnaire peuvent s e multiplier mais les sorties aussi. Il n’est qu’à voir les anathèmes jetés à la figure de nos artistes passés pour comprendre dans quels sables mouvants nous voilà.
D’un Breton qui dans son manifeste pourfend un Matisse ou un Derain pour porter aux nues (jeu de mots, ce sont justement leurs nus qui ne lui plaisent pas) un Picasso. J’essaie en vain de trouver un chemin pour vous aider à découvrir l’art et l’art moderne mais moi-même je m’y perds.
Je trouve ce matin un article élogieux sur le dernier spectacle de Marthaler (+ ou – zéro) et je m’y précipite pour m’aider à définir ce qui dans le domaine théâtral peut relever du moderne de l’Art.
Qu’y ai je goûté ? Quelque-chose de mystérieux car n’ayant pas accès aux traductions situées trop au centre ou trop haut pour moi qui était assis au premier rang à droite, je n’avais plus qu’à me fier à mon oreille, au jeu des acteurs, à ce qui pouvait m’interpeler.
Dois-je vous le dire c’est l’incompréhension même dans laquelle j’étais plongé qui, je crois, aujourd’hui fait Art. Le spectacle mélange les langues ; j’en saisis quelques bribes mais le sens global m’échappe mais comme dans Pirandello chaque acteur a sa vie propre comme les fous pas si fous que ça chacun vaque fait ce qu’il a faire peut-être pas pour le tout mais pour lui. Est-ce que ça suffit ?
Je ne crois pas pour moi et une immense frustration m’étreint moi qui voudrais tant étreindre que les autres partent en courant. Alors faute d’étouffer l’autre on s’étouffe soi-même. Ce qui se traduit outre le passage à l’acte à toutes les formes de contritions d’angoisses dont les manifestations font le genre humain lui-même. Vous savez ces fameux Caractères de La Bruyère, ces personnages romanesques de Balzac à Proust, ces Fleurs du Mâle…
Nous sommes heurtés bloqués arrêtés par les timides les complexés les boulimiques les anorexiques les irascibles les batailleurs les effacés les pousse toi que j’m’y mette les extravertis et les intro et comme on y peut rien il n’y a plus qu’à les enrober dans un langage nouveau un métalangage un langage poétique ou théâtral où tout le monde y retrouve ses petits.
C’est ça l’art moderne un non langage dans lequel chacun plonge avec délice pour se faire une nouvelle peau se travestir se mettre de la poudre faire tout ce qu’il ne faut pas faire rouler dans les flaques d’eau pour faire jaillir l’eau et rire un bon coup rencontrer des espaces des corps nouveaux ne plus avoir peur de soi et de l’autre et que ce soit par la musique la peinture la danse la littérature écrire un nouveau texte avec cet esprit libre cette capacité à dire moi je suis et toi aussi alors Pourquoi se regarder en chiens de faïence pour quoi ce non sens de la séparation créer des ponts plutôt que des murs mettre tout dans le pot commun une fois que tout le monde a compris la règle du jeu.
Mais peut-elle l’être puis-je rouler mon corps sur le corps de l’autre sans qu’il en prenne ombrage, peindre d’un trait l’univers qui m’entoure souffler dans ma trompette comme à Jéricho pour voir s’effondrer les murailles écrire l’aube et le crépuscule bouleverser les codes pour me découvrir et te dévêtir.
Est-ce cela l’art moderne que nos esthètes recherchent depuis un siècle comme le secret de la fabrication de l’or qu’ils en sont prêts à s’immoler se prostituer tuer père et mère qu’ils partent à l’aventure au Groenland qu’ils adoptent toutes les postures inventent tous les alphabets les réinventent aussi trouvent un nouveau style tous les quatre matins un solfège inédit toujours en quête de la flûte enchantée du crabe aux pinces d’or de la lampe merveilleuse d’une Joconde dont on ne sait plus le sexe.
Ils ont intégré Freud jeter Jung aux chiens sauter sur Lacan Jacques comme un autre gourou ils sont partis derrière Livingstone en Afrique creuser des trous dans la mer Egée circuler trois fois autour du cercle polaire remonter le Humboldt tout Çà pour ça un tigre qui saute dans le vide un léopard aux pattes fragiles qui derrière les grilles de sa prison de Vincennes reste fébrile comme si une femelle l’attendait dehors.
Et puis se poser rêver attendre croire fermer la boîte de Pandore espoir au fond du pot et balancer sa peinture sur la toile blanche prendre un marteau et des clous se laisser aller dire oui plutôt que non parce qu’on ne sait pas le dire ce non que le nom n’a pas de sens seul toi moi les deux maux qui jamais ne s’accordent mais sont liés à jamais.
Il n’y a qu’un archet pour tirer de la sorte une harmonie une petite musique un langoureux paso doble un tango serré et sentir ta chaleur envahir mon corps et entre tes jambes mourir encore une fois. Est cela l’art dites le moi. Mauresk.
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